Analyse de l’Action Peugeot


Peugeot renommé désormais PSA (Peugeot SA) est le deuxième constructeur automobile européen derrière l’Allemand Volkswagen même si en France il est devancé dans le cœur des Français par Renault. Globalement le titre se très bien cette année, il aura gagné +22.38% depuis le 1er janvier 2018. D’ordinaire les analystes sont souvent déçus des résultats qu’annonce PSA en comparaison de leurs prévisions mais cette fois-ci, ils ont dû revoir fortement à la hausse leurs prévisions de bénéfices par action (BNA) sur les quatre derniers mois.

Un repli avant un retour à la hausse dans la droite ligne d’une tendance annuelle

Le titre, du fait de sa tendance baissière contenue avec une perte de -2.58% sur la semaine a offert l’opportunité d’intervention autour de 20.2 EUR dont il revient pour coller à son support long terme en données hebdomadaires, situé à 20.67 EUR. Il s’octroie au passage 1.93% sur les dernières 24h alors le CAC 40 clôture à la baisse. Fondamentalement, le titre PSA présente un intérêt à court et moyen terme. Sur les trente derniers jours le titre aura perdu certes 11.1% mais il présente avec sa reprise nette au-dessus de son support moyen terme de 19.41 EUR une perspective technique haussière.

L’action PSA sur optionmag.fr semble définitivement pâtir d’une sous-évaluation puisque l’écart entre ses cours et les objectifs prévisionnels est considérable, l’action pourrait donc s’apprécier en conséquence avec des indicateurs.

PSA présente l’une des trésoreries les plus saine avec un ration valeur d’entreprise par chiffre d’affaires estimé à 0.14 pour cette année.

Si Peugeot devait confirmer en France

Ces bons résultats s’expliquent aussi par la percée de la marque Peugeot sur le marché français qui représente 22% de son chiffre d’affaires ; avec 131 197 véhicules vendus contre 129 622 pour Renault au 10 octobre, c’est bien la première fois depuis 2005 que Peugeot passe ainsi Renault dans l’Hexagone pour les ventes à destination des particuliers. Peugeot présente tous les signes d’une vélocité technique sur les marchés français et européen ou il n’hésite plus à proposer des modèles de gamme. Tant en France qu’en Europe qui génère 50,3% de son chiffre d’affaires, ce sont les Peugeot 308 de 2014 et SUV 3008 de 2016 qui porteraient cette folle croissance. Le lancement de la Peugeot 508 devrait asseoir les velléités offensives de PSA sur un marché européen outrageusement dominé par Volkswagen.

Si Renault avec ses 420 000 véhicules (voitures pour particuliers et utilitaires) demeure le premier constructeur français, il est suivi de Peugeot qui aura vendu 350 000 véhicules, toutes catégories comprises. Les analystes annoncent que ce dernier devrait refaire son retard sur l’ensemble des nouvelles immatriculations d’ici 2020 où les deux constructeurs devraient produire l’un et l’autre autant de véhicules en France.

Une concurrence larguée, et pas qu’en Europe

La bonne santé de Peugeot est quelque peu anecdotique car c’est le seul titre d’un constructeur majeur qui connait la croissance depuis le 1er janvier 2018. Même si sa capitalisation boursière le rapproche plus de Subaru, le titre PSA s’impose devant Toyota qui fait 9 fois sa taille.

PEUGEOT

24.74%

22 120

TOYOTA MOTOR CORP

-9.48%

192 246

VOLKSWAGEN

-15.79%

80 305

DAIMLER

-25.30%

65 402

BAYERISCHE MOTOREN WERKE

-14.21%

55 986

HONDA MOTOR CO LTD

-21.22%

49 938

GENERAL MOTORS CORPORATION

-22.44%

45 586

NISSAN MOTOR CO LTD

-10.88%

37 895

FORD MOTOR COMPANY

-29.46%

35 114

HYUNDAI MOTOR CO

–.–%

25 912

SUZUKI MOTOR CORP

-10.56%

25 844

RENAULT

-15.24%

24 310

SUBARU CORP

-9.58%

22 398

ASTRA INTERNATIONAL TBK PT

–.–%

18 303

TOYOTA INDUSTRIES CORPORATI..

-19.04%

17 170

GEELY AUTOMOBILE HOLDINGS L..

-48.52%

16 066